prix du pétrole et services publics
La pénurie viendra et la notion de service public devient une exception.


Enfin, les prix du pétrole flambent. Oui, enfin ! Sinon nous aurions laissé le monde s’étouffer, en maudissant le vent quand il ne disperse pas assez rapidement les gros nuages nocifs.
L’OPEP n’a plus besoin d’attribuer des quotas aux pays producteurs : ils produisent au maximum de leur capacité. Et la demande devient supérieure à l’offre, d’où tension sur les prix, angoisses de pénurie au moindre « incident. »
La pénurie viendra : les pays les plus riches consacreront à l’or noir une partie de plus en plus importante de leur Produit Intérieur Brut, quant aux « pays en voie de développement »... ils maudiront !
La prise de conscience de l’urgence progresse. Il faut consommer moins, limiter les déplacements, utiliser des énergies propres et durables. C’est devenu un propos banal. Mais les téléspectateurs vacanciers modifieront leur mode de vie que sous la contrainte !

A la même époque, la notion de service public devient une exception « en sursis. » Dans les petits villages, on regarde passer le facteur persuadé que ça ne durera plus longtemps.
On doute aussi qu’un boulanger continue à assurer une tournée sans indexer le pain sur le prix du baril de Brent.
Les grandes surfaces les plus proches sont à des dizaines de kilomètres : pour éviter de se déplacer, on serait prêt à payer un peu plus cher leurs promotions.
La vente sur internet doit concerner de nombreux villageois. Même si le haut débit tarde à venir ! Pour maintenir un service public dans les campagnes, il devra muter en « service à la personne. » En plus du courrier : le pain, des repas préparés, des courses...
Des tournées plus courtes pour les facteurs mais avec un véritable lien avec les citoyens.

Impossible ? Les petits artisans s’y opposeront...

Et enfin faire payer le carburant à son juste prix, en y intégrant les infrastructures routières, les conséquences des accidents, de la pollution.
La collectivité subventionne depuis des décennies le transport routier, a ainsi coulé le transport ferroviaire qui lui doit payer les infrastructures... (en plus d’être noyauté par des syndicalistes arc-boutés sur leur rente de situation)
Si les tomates poussées en Espagne sont moins chères que celles plantées à trois kilomètres du marché, c’est certes parce qu’en Espagne le coût horaire de la main-d’oeuvre est moindre mais aussi parce que le prix du transport n’est pas facturé à son véritable coût.



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prix du pétrole et services publics La pénurie viendra

Commentaires ouverts le 25 mai 2015 :

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